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Hantavirus : symptômes, transmission, prévention - tout ce qu'il faut savoir en 2026

Santé publique · Actualité 2026

Hantavirus : symptômes, transmission, prévention - tout ce qu'il faut savoir en 2026

Le retour de l'hantavirus dans l'actualité internationale a relancé une question sanitaire centrale : dans quelle mesure les rongeurs représentent-ils une menace réelle au quotidien ?

Ce lundi 18 mai 2026, le MV Hondius est arrivé au port de Rotterdam. 27 personnes encore à bord (25 membres d'équipage, 2 soignants) ont été placées en quarantaine dans des préfabriqués sur le port. Le corps d'une passagère allemande décédée pendant le voyage est toujours sur le navire.

Bilan global : 12 cas d'hantavirus liés au MV Hondius recensés à travers le monde, 3 décès, et un cas confirmé hier soir au Canada. Plus de 120 passagers ont été rapatriés depuis Tenerife le 10 mai, dans une vingtaine de pays. L'OMS maintient son évaluation : "le risque global pour la santé publique reste faible".

Pourtant, cet épisode a relancé une question que les épidémiologistes connaissent depuis longtemps : dans quelle mesure les rongeurs représentent-ils une menace sanitaire dans notre quotidien ? Cet article fait le point sur l'hantavirus, ce virus longtemps confidentiel, ses modes de transmission, les souches qui concernent la France, et pourquoi la dératisation est aujourd'hui le levier de prévention le plus efficace.

Qu'est-ce que l'hantavirus ?

Hantavirus : virus de la famille des Hantaviridae transmis par les rongeurs
Les hantavirus appartiennent à la famille des Hantaviridae, avec plus d'une trentaine de souches recensées dans le monde.

Le nom hantavirus vient de la rivière Hantan, en Corée du Sud, où le virus a été isolé en 1976 par le virologue Ho-Wang Lee. Les hantavirus appartiennent à la famille des Hantaviridae. Plus d'une trentaine de souches sont recensées, chacune liée à une espèce de rongeur réservoir : campagnol roussâtre pour le virus Puumala en Europe, rat brun (surmulot) pour le virus Seoul, souris sylvestre pour Sin Nombre, souris à longue queue pour le virus Andes en Amérique du Sud.

Point essentiel : les rongeurs porteurs ne sont pas malades. Ils excrètent le virus dans leur urine, leur salive et leurs déjections toute leur vie, sans signe extérieur. Un rat, une souris ou un campagnol d'apparence saine peut contaminer un espace pendant des mois.

C'est cette caractéristique qui place les rongeurs au centre de la problématique sanitaire : la dératisation n'est pas qu'une question de confort, c'est la première barrière contre la circulation du virus.

Comment se transmet l'hantavirus ?

La contamination humaine se fait principalement par inhalation d'aérosols. Quand les déjections sèches se transforment en poussière, quand un courant d'air remet en suspension des particules contaminées, quand quelqu'un balaie un grenier ou aspire une cave infestée de rats ou de souris, les particules virales sont inhalées. Plus rarement, la transmission peut se faire par morsure, contact d'une plaie avec des urines, ou ingestion d'aliments souillés.

La transmission interhumaine est quasi-nulle, à une exception près : le virus Andes, la souche sud-américaine du MV Hondius, qui peut se transmettre par contact très proche. C'est pourquoi les passagers ont été placés en quarantaine.

Sans rongeurs présents dans un environnement, il n'y a pas de risque d'hantavirus. C'est cette dépendance totale au réservoir animal qui fait de la lutte contre les rats, souris, surmulots et campagnols le levier prioritaire en prévention.

Hantavirus et Covid-19 : ce qui change radicalement

Hantavirus et Covid-19 : deux virus aux modes de transmission très différents

Les images d'un navire en quarantaine ont naturellement évoqué le Diamond Princess de 2020. Mais les leviers de prévention sont radicalement différents.

Le Covid-19 est un virus respiratoire à transmission interhumaine massive. La parade : distanciation, masques, vaccination. C'est sur les humains qu'on agit.

L'hantavirus, lui, dépend presque entièrement de la présence physique de rongeurs et de leurs traces biologiques. C'est sur les rongeurs qu'on agit. Masques, distanciation ou vaccins ne servent à rien : tant que des rats ou des souris circulent dans un bâtiment, le virus continue d'être déposé dans l'environnement.

Le seul moyen réellement efficace de casser la chaîne de transmission de l'hantavirus, c'est d'éliminer le réservoir animal. Autrement dit : dératiser. C'est précisément ce qui se passe à Rotterdam avec le MV Hondius : avant toute désinfection du navire, il faudra s'assurer qu'aucun rongeur ne reste à bord. La même rigueur de protocole que celle déployée par les experts certifiés en désinfection Covid-19 est nécessaire pour intervenir sur ce type de contamination.

Les principales souches d'hantavirus

Virus Andes (Amérique du Sud)
La souche du MV Hondius. Hébergée par la souris à longue queue, il provoque le syndrome cardio-pulmonaire à hantavirus (HCPS) avec une létalité de 30 à 50 %. Sa particularité : transmission interhumaine documentée.

Virus Puumala (France et Europe)
Le principal hantavirus présent en France, dans le Nord-Est (Ardennes, Lorraine, Franche-Comté, Champagne-Ardenne) et les zones forestières où vit le campagnol roussâtre (Massif Central, certaines parties du Sud-Ouest). Il provoque la fièvre hémorragique avec syndrome rénal (néphropathie épidémique) avec une mortalité inférieure à 1 % mais une hospitalisation fréquente. Plusieurs dizaines à centaines de cas par an selon Santé Publique France, avec des pics épidémiques (2005, 2012, 2017).

Virus Seoul (zones urbaines, mondial)
Hébergé par le rat brun (surmulot) et le rat noir, espèces présentes dans toutes les villes et ports français. Sa circulation reste sous-estimée. Forme rénale modérée, complications hépatiques possibles. C'est la souche la plus susceptible de circuler dans le quotidien urbain.

Virus Sin Nombre (Amérique du Nord) et Hantaan (Asie)
Souches sévères mais ne concernent pas l'Europe. Sin Nombre : létalité ~35 %. Hantaan : 5 à 15 %.

L'épisode MV Hondius : les dates clés

1ᵉʳ AVRIL 2026
Départ d'Ushuaïa (Argentine) du navire de croisière néerlandais MV Hondius, destination Antarctique.

QUELQUES JOURS PLUS TARD
Premier décès à bord. L'analyse identifie le virus Andes.

10 MAI 2026
Le bateau accoste à Tenerife. Plus de 120 passagers rapatriés. En France, plusieurs sont hospitalisés à Bichat en chambres à pression négative. Décret de quarantaine de 42 jours au Journal officiel.

17 MAI 2026
L'Agence de la santé publique du Canada confirme un premier cas positif (Colombie-Britannique).

18 MAI 2026
Le navire accoste à Rotterdam. Les 27 personnes encore à bord sont placées en quarantaine. Le navire entame une opération complète de dératisation puis de désinfection.

Les symptômes à connaître

L'incubation de l'hantavirus s'étale entre 1 et 6 semaines, ce qui complique souvent le diagnostic.

Phase initiale (toutes formes) : fièvre brutale (38,5 à 40 °C), douleurs musculaires intenses (lombaires, abdominales), maux de tête sévères, nausées, vision floue, parfois pétéchies.

Forme rénale (souches européennes, dont Puumala) : urines réduites, œdèmes, hypertension. Hospitalisation fréquente, parfois dialyse temporaire.

Forme pulmonaire (souches américaines, dont Andes) : après 4 à 10 jours, toux sèche, détresse respiratoire aiguë, œdème pulmonaire, état de choc. Mortalité 30 à 50 %.

⚠ À retenir : si ces symptômes apparaissent après exposition à un environnement où circulent des rongeurs dans les 6 dernières semaines (cave, grenier, hangar, ferme, bâtiment infesté), il faut le préciser au médecin.

La dératisation : pierre angulaire de la prévention contre l'hantavirus

Rats et rongeurs : principaux vecteurs de transmission de l'hantavirus

C'est la grande spécificité de l'hantavirus : on ne le combat pas en se protégeant soi-même, mais en éliminant son réservoir animal. Tant que des rats, souris, surmulots ou campagnols circulent dans un espace fréquenté, le risque sanitaire persiste. La dératisation professionnelle est donc le premier maillon et le plus important de la chaîne de prévention.

Pourquoi la dératisation prime sur la désinfection

Beaucoup commencent par nettoyer ou désinfecter face à une infestation. Face à un danger d'hantavirus, c'est une erreur de logique. Une zone désinfectée mais toujours peuplée de rongeurs sera recontaminée en quelques jours, parce que les rats et souris continuent d'uriner, déféquer et transporter le virus. La désinfection seule traite les conséquences, pas la cause.

L'ordre logique est non négociable : on dératise d'abord, on désinfecte ensuite. Cette séquence est universellement reconnue dans les protocoles sanitaires, du CDC américain à l'Institut Pasteur.

Comment reconnaître une infestation de rongeurs

Les indices qui doivent alerter : déjections (crottes noires ou brunes de 3 à 10 mm), traces grasses le long des murs et plinthes (les rongeurs longent les obstacles), matériaux rongés (cartons, isolants, gaines électriques), odeur ammoniacale persistante, bruits nocturnes dans les cloisons et plafonds. Dans un contexte de prévention de l'hantavirus, ces signes doivent être pris au sérieux.

Quand l'un de ces signes apparaît, la population est déjà bien installée. Les rongeurs étant nocturnes et discrets, quand l'un d'eux devient visible en journée, c'est qu'il y en a généralement plusieurs dizaines dans l'environnement.

Quelles méthodes de dératisation contre l'hantavirus ?

Une dératisation professionnelle efficace combine : identification des espèces (rat brun, rat noir, souris domestique, mulot, campagnol), cartographie des points d'entrée, pièges mécaniques pour les zones sensibles (cuisines, milieux médicaux), postes d'appâtage sécurisés agréés Biocide TP14, colmatage systématique des points de passage (un rat passe par un trou de 2 cm, une souris par 6 mm), élimination des sources de nourriture et d'eau, suivi dans le temps.

Une intervention amateur, avec quelques pièges ou raticides du commerce sans diagnostic, donne presque toujours des résultats partiels. Les populations s'adaptent rapidement et développent des résistances. Seule une approche professionnelle permet une éradication durable.

Les zones les plus exposées aux rongeurs

L'infestation peut concerner pratiquement tous les bâtiments, mais certains environnements concentrent les risques : caves, sous-sols, greniers, garages, dépendances, silos à grains, hangars agricoles, granges, chais viticoles, arrière-cuisines de restaurants, locaux poubelles de copropriétés, vide-sanitaires, archives, sous-sols d'écoles, bâtiments vacants, friches industrielles.

Dans les zones urbaines, Paris et Marseille figurent parmi les 10 villes les plus infestées par les rats au monde, ce qui donne la mesure de l'enjeu sanitaire en agglomération.

La désinfection : l'étape complémentaire après dératisation

Désinfection professionnelle après dératisation contre l'hantavirus

Une fois les rongeurs éliminés, les particules virales restent dans l'environnement plusieurs jours, parfois plusieurs semaines. La désinfection professionnelle intervient alors pour neutraliser les traces biologiques.

Trois gestes courants aggravent le danger : balayer à sec (projette les particules à hauteur de visage), souffler à l'air comprimé (disperse les aérosols), aspirer avec un appareil domestique (rejette les particules par l'échappement).

Les protocoles recommandés contre l'hantavirus prévoient : pulvérisation préalable d'un virucide, masque FFP3, gants nitrile, combinaison jetable, nettoyage humide uniquement, élimination des déchets en filière DASRI. Les produits ménagers n'ont aucune homologation virucide contre les hantavirus : il faut un produit TP2 répondant à la norme EN 14476.

Mais cette désinfection n'a de sens qu'après une dératisation réussie. Sans élimination du réservoir animal, elle revient à essuyer un sol pendant qu'un robinet continue de fuir.

Questions fréquentes

Quel est le taux de mortalité du hantavirus ?

Le taux varie fortement selon la souche : moins de 1 % pour le virus Puumala (Europe, France), 5 à 15 % pour le virus Hantaan (Asie), environ 35 % pour Sin Nombre (Amérique du Nord), et 30 à 50 % pour le virus Andes (Amérique du Sud, souche du MV Hondius). Cette mortalité élevée pour certaines souches explique l'inquiétude internationale, malgré un nombre absolu de cas qui reste limité.

L'hantavirus est-il présent en France ?

Oui. Le virus Puumala est endémique en France, principalement dans les zones forestières du Nord-Est (Ardennes, Lorraine, Franche-Comté), du Massif Central et de certaines parties du Sud-Ouest, hébergé par le campagnol roussâtre. Santé Publique France recense plusieurs dizaines à centaines de cas par an. Le virus Seoul, lié aux rats urbains, est détecté ponctuellement mais reste sous-estimé.

Existe-t-il un vaccin ou un traitement contre l'hantavirus ?

Non. À ce jour, il n'existe ni vaccin ni traitement spécifique disponible en Europe et en Amérique du Nord. La prise en charge médicale est uniquement symptomatique. La prévention reste donc le seul levier efficace : éliminer les rongeurs par une dératisation professionnelle, puis désinfecter les zones contaminées.

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